Dans la vie, parfois, c’est plus simple de faire des conneries plutôt que de s’obstiner à devenir quelqu’un de bien. Tout foutre en l’air, s’acharner corps et âme à faire ce que l’on veut, détruire tout ce que l’on touche, se détruire même soi-même. C’est tellement plus simple que de prendre sur soi et faire tout son possible pour que tout aille pour le mieux. On préfère s’enfoncer dans sa douleur, penser à tout le mal qu’on fait, qui nous arrive. On abandonne, on abandonne toujours trop facilement. De toute façon, c’est tellement plus évident. Alors que s’accrocher, persister, tout donner pour être heureux en se battant, c’est trop difficile. On préfère se noyer dans nos idées noires et penser à des choses qui ne devraient jamais de toute notre vie nous passer par la tête. Mais un jour, on a un déclic : après tout, la vie n’est pas si pourrie. On finit par rencontrer des gens bien qui ne nous entraînent pas vers l’échec, on fait des efforts scolaires qui payent, on arrête de faire n’importe quoi n’importe quand, puis un beau jour quelqu’un nous sourit et ça nous fait perdre la tête. Puis l’amour vient et on ne veut plus s’en dépêtrer. On grandit et on aime. La roue tourne, malgré les hauts et les bas. On sait qu’au final le pire est passé et que le meilleur reste devant nous. Qu’après tout, ça y est, on ne tombera plus aussi bas. La seule chose qu’on veut, au final, c’est que ce sourire qui nous a fait flancher nous reste toujours réservé. Parce que, malgré tout, même quand tout va mal, c’est l’un des rares remèdes contre tous les maux du mondes.
This is the way I am.